brouillon‎ > ‎

lexique pour Zazie

À IMPRIMER AU BESOIN

En revanche, les pages ne correspondent pas a votre édition. Mais ces mots sont placés en ordre alphabétique.



MOTS ARGOTIQUES :

- «cambrousse» (page 40) : «campagne» ;

- «canard» (pages 100, 117) : «journal» ;

- «cancrelat» (page 212) : nom d’un insecte qui est utilisé pour désigner avec mépris un être humain ;

- «se carapater» (page 74) : «s’enfuir» ;

- «casser la graine» (pages 97, 173) et «casser une petite graine» (pages 65) : «faire un repas» ;

- «casser les pieds à quelqu’un» : «ennuyer», «importuner» ; «Elle va encore nous les casser longtemps comme ça?» (page 235-236) ;

- «cassis» (page 239) : «tête» ;

- «catholique» : «pas très catholique» (page 229) : «louche», «douteux», «dont on se méfie» ;

- «causer» (pages 68, 98, 156, 172, 175, 176, 177, 187, 198, 229, 230) : «parler» ;

- «cave» (pages 127, 156) : «qui n’est pas du ‘’milieu’’ et peut donc être trompé» ;

- «cent mètres» : «la course où la plus grande vitesse est atteinte» ; «faire un cent mètres» (page 156) ;

- «chabanais» (page 205) : «tapage», en particulier nocturne ;

- «chamboulé» (page 212) : «bouleversé» ;

- «chanci» (page 173) : «moisi», «pourri»  ;

- «changer de disque» (pages 193, 241) : «cesser de répéter quelque chose» ;

- «coup de feu» (page 97) : «dans un restaurant, moment de la journée particulièrement intense où il y a le plus de clients à servir» ;

- «courir aux trousses de quelqu’un» (page 211) : «le poursuivre» ;

- «foireux» (page 11) : «peureux», «poltron», «lâche», au point d’évacuer des excréments à l’état liquide ;

- «foncer» (pages 179, 180, 181, 183) : «se dépêcher» ;

- «formi» (page 90) : «formidable» abrégé par apocope ;

- «fortiche» (pages 29, 164) : «fort intellectuellement» ;

- «foutre à la porte» (pages 87, 179) - «foutre dehors» (page 179) : «faire sortir violemment», «expulser» ;

- «foutre le camp» (page 48) : «s’enfuir» ;

- «se foutre» (page 72) : tomber ; «il se fout la gueule par terre» ;

- «se foutre de quelqu’un ou de quelque chose» (pages 86, 108, 113, 142, 147, 168, 172, 231) : «se moquer» ;

- «s’en foutre» (pages 14, 56, 125, 151, 212) : «s’en moquer», «ne pas y porter intérêt» ;

- «foutu» (pages 127, 151) : «malencontreux», «impossible» ;

- «foutu de» (pages 95, 170, 176) : «capable de» ;

- «franquette» ; «la bonne franquette» (page 235 ; généralement, «à la bonne franquette») : «sans façon», «simplement» ;

- «fric» ; «argent» ;

- «Fridolin», «Frisou» (page 50) : «Allemand» (à cause de «Fritz», diminutif de «Friedrich», prénom très répandu en Allemagne) ;

- «mettre les bouts» : «s’en aller», «s’enfuir», les «bouts» étant métaphoriquement les jambes ; on trouve l’expression dans «lagoçamilébou» (page 48) : «la gosse a mis les bouts», et dans «charlamilébou» (page 122) : «Charles a mis les bouts» ;

- «petit Noël» (page 69) : «cadeau qu’on fait à Noël» ;

- «péter» (page 102) : «casser» ;

- «point de côté» (page 140) : «douleur abdominale aiguë apparaissant sur le côté du corps (généralement en dessous des côtes) et qui survient généralement à l'effort» ;

- «roulée» : «bien roulée» (page 189) : «bien faite» (pour une femme) ;

- «se taper quelque chose» (pages 60, 224, 233, 241) : «prendre une nourriture ou une boisson» ;

- le fait de faire précéder le pronom d’un article : «les celles» (page 15) ;

- la difficulté à manier «dont» : «tous vos dollars que vous savez pas quoi en faire» (page 176) ;

- les expressions figées : «ah ça» - «mais c’est que» (dans les propos des deux «hanvélos»).

 


MOTS SAVANTS :

- «américanophile» (page 53) : «qui aime les États-Unis et les États-Uniens» ;

- «anthropoïde» (page 216) : «qui ressemble à l’être humain» ;

- «asteure» (pages 97, 138, 198, 232) qui signifie «à cette heure», et qui est un archaïsme qu’on emploie encore au Québec ;

- «bénévolence» (page 119) : «bienveillance» (archaïsme) ;

- «calembredaine» (page 247) ; «propos extravagant et vain», «plaisanterie cocasse» (archaïsme) ;

- «cartésianisme» (page 153) : «rationalisme hérité de la philosophie de Descartes» ; en parlant de «la passion naissante» de la veuve Mouaque qui «n’avait pas encore entièrement obnubilé le cartésianisme natif», Queneau joua de l’opposition classique entre le cœur et la raison et se moqua du fait que le cartésianisme ordinairement est prêté aux Français ;

- «céans» (page 187) : «ici dedans» (archaïsme) ;

- «circonscription» (page 197) : «division d’un pays, d’un territoire» ; l’emploi du mot par Gridoux pour qualifier la nature des activités de Gabriel est donc contestable, rend quelque peu ridicule le personnage ;

- «croquant» (page 94) : «paysan», «rustre» (archaïsme) ;

- «décibélité» (page 143) : «niveau sonore» ; il se mesure en «décibels» ;

- «desiderata» (page 217) : «choses souhaitées», «désirs» ;

- «dissyllabique» (page 62) : «qui a deux syllabes» ;

- «Élohim» (page 202) : «le dieu unique» dans la loi mosaïque, «Yahvé» ; c’est le pluriel d’«Éloah», mais, dans les textes bibliques, c’est un pluriel de majesté ; Queneau l’a compris comme un pluriel, mais avait, dans le manuscrit, écrit : «Dieu» ;

 - «enveloppe» (page 217), au sens ancien de «ce qui se cache, recouvre», avec l’idée d’«apparence extérieure souvent trompeuse» ;

- «épithalame» (page 197) : «poème composé à l’occasion d’un mariage» ;

- «fonateur» (page 183) pour «phonateur» pris comme substantif, avec le sens de «microphone» de l’appareil téléphonique ;

- «forestier», dans «langues forestières» (pages 122, 132) : italianisme («lingue forestiere») qui signifie «langues étrangères» ;

- «gloxinia» (page 197) : «plante d’intérieur originaire du Brésil» ;

- «hécatombe» (page 241) : «massacre d’un grand nombre de personnes» ;

-  «hominisation première» (page 10) : «passage du singe à l’être humain» ;

- «mazette» (page 231) : exclamation ancienne utilisée pour marquer l’étonnement, l’admiration ;

- «nenni» (page 206) : forme archaïque de «non» ;

- «ouida» (page 167) : forme archaïque de «oui» ;

- «palsembleu» (pages 238, 239) : juron ancien qui était une forme atténuée de «par le sang de Dieu» ;

- «prossénétisme» (page 89), en réalité, «proxénétisme» : «le fait de tirer profit de la prostitution d’autrui» ;

- «pseudopode» (page 93) : «prolongement protoplasmique rétractile en forme de pied que peuvent émettre certaines cellules» ; ici, il ne s’agit que des allongements des flaques de fernet-branca sur le bar ;

- «sapide» (page 201) : «qui a un goût, une saveur» ;

- «semen-contra» (page 167) : «capitule de certaines armoises contenant de la santonine» et qui sert de vermifuge ;

- «seulette» (page 209) : archaïsme ;

- «shunter» (page 90) : terme d’électricité qui signifie «court-circuiter», employé ici métaphoriquement, le «petit bruit de clapotis» étant rapidement interrompu ;

- «souk» (page 46) : «marché couvert des pays d’Islam», le mot désignant pourtant ici, moqueusement, une boutique parisienne ;

- «spire» (page 186) : «enroulement», le plus souvent d’une coquille ;

- «subodorer» (pages 230, 233) : «pressentir», «soupçonner» ;

- «sus à» (pages 139, 147, 152, 154, 156) : expression ancienne qui signifie «à l’attaque de» ;

- «susdite» (page 166) : mot qui s’emploie dans la langue administrative ;

- «synchrone» (page 228) : «qui se produit dans le même temps» ;

- «thermogène» (page 142) : «qui produit de la chaleur», ici, le sens est figuré : la veuve «allume» le flic ;

- «tiers» : forme archaïque de «troisième» : «tiers loufiat» (page 239) ;

- «toise» (page 151) : ancienne mesure de longueur valant près de deux mètres ;

- «trémulant» (page 177) : archaïsme qui signifie «tremblant».



MOTS PROVENANTS D'AUTRES LANGUES :

- le latin : «amen» (page 103) - «Male bonas horas collocamus si non dicis isti puellae» (page 122) : «Nous perdons notre temps si tu ne dis pas à cette enfant»  - «Ne sutor ultra crepidam» (page 103) : «Que le cordonnier ne juge pas au-delà de la chaussure» - «responsabilitas» (page 174) : responsabilité» - «Usque non ascendam» (page 103) : «Jusqu’où ne monterai-je pas» - «Veritas odium ponit» (page 214 ; en fait, «veritas odium parit») : «La franchise engendre la haine» - «Victis honos» (page 214), «Honneur aux vaincus» ;

- l’italien : «anch’io son pittore» (page 103), «moi aussi je suis peintre» ;

- l’espagnol : «adios amigos» (pages 103, 224) : «adieu, les amis» ;

- l’allemand : «Schnell ! Schnell !» (pages 122, 126) : «Vite ! Vite !» ; «fèr’ ghiss ma-inn nich’t’» (page 214) qui est la transcription phonétique de «vergiss mein nicht» qui signifie «ne m’oubliez pas».

- «anaphoriquement» (pages 90, 153) : «en répétant» car l’anaphore est la répétition d’un mot en tête de plusieurs membres d’une phrase ;

- «caromba» (page 204) : mot-valise formé sur «caramba», juron espagnol, et «rumba», danse cubaine ;

- «charabiaïser» (page 223) : «user d’un charabia», d’un langage incompréhensible ;

- «cipolles» (page 122) : «oignons» en italien («cipolla») ;

- «éonisme» (page 89) : «travestissement» ; le mot fut forgé sur le nom de Charles de Beaumont, chevalier d’Éon, espion de Louis XV, célèbre pour le doute qu’il entretint sur son sexe ;

- «hirudinaire» (page 240) : «qui est formé de sangsues», «hirudinées» étant leur nom savant ;

- «pseudoconnivence» (page 138) : formé de «pseudo» et de «connivence» ;

- «somnivore» (page 229) : «qui empêche le sommeil» ; le mot est formé de deux éléments latins, «somni» («sommeil») et «vore» (du verbe latin «vorare», «manger», «dévorer»), sur le modèle de «carnivore», «herbivore», «granivore», etc. ;

-  «squeleptique» (page 182) : mot-valise formé sur «sceptique» et «squelettique» ;

- «subtruquer» (page 134) : «glisser en douce», le préfixe «sub» impliquant le sous-entendu et accentuant le sens de «truquer» ;

- «suppe» (page 93) : du verbe onomatopéique «super» qui veut rendre le bruit d’aspiration du liquide siroté ;

- «surhurler» (page 232) : «hurler plus fort (que les autres)» ;

- «le vulgue homme Pécusse» (page 53) : nul autre que «le vulgum pecus» (dans un pseudo-latin,  «vulgus» veut dire «foule»  et «pecus», «troupeau»), «le commun des mortels» ;

- «xénophone» (page 126) : formé de «xéno» («étranger») et de «phone» («son», «voix»), le mot ayant le sens de «qui parle une langue étrangère», c'est-à-dire le touriste.




Source : document à télécharger en page de cette page.
ĉ
JOHANN TRUMEL,
3 juil. 2013 à 04:06
Comments